Zeitoun
Zeitoun covers all 01
Zeitoun, 2014 - Les couvertures, peintures: Nabil Anani, conception: Reza Hiwa
Rachel corrie 01
Je m'appelle Rachel

Mes parents m'ont appris
Que la justice est une
Tout comme l'Homme
Et j'y ai cru
Ils m'ont appris aussi
Que le droit

Il faut aller le chercher
Dans les poèmes
Dans les rues
Et même devant les bulldozers de l'armée
Dans les territoires occupés

J'ai bien appris
Oui
Que l'Homme est indivisible
Tout comme la justice

Exctrait du Zeitoun
Zeitoun cover 01
Remerciements
Merci Nabil

Ta présence dans ces pages m'honore Tes peintures, que tu nous offres, à moi et aux lecteurs sont comme les branches d'un olivier. La tape dans le dos d'un frère. Lirons-nous ensemble un jour les poèmes de ce livre dans tes quartiers d'enfance ? Dans la ville natale de Mahmoud Darwich ?

Merci Nicole

Sans toi ce projet serait resté dans le tiroir pour d'autres années. Ta participation est allée bien au-delà de la simple correction. J'avais besoin de te sentir après la lecture de mes crimes.

Merci Martine

Ta lecture m'a apporté une meilleure compréhension de mon contrat avec mes lecteurs. Elle m'a interpellé au moment où je croyais que tout était si clair.

Reza hiwa 01
Reza Hiwa
Reza Hiwa

Reza Hiwa est un poète, né à Téhéran en 1955 de parents kurdes immigrés dans un quartier ouvrier. Il grandit comme un immigré chez lui, obligé de cacher ses origines kurdes et surtout le fait que ses parents étaient sunnites. Il vit toute la jeunesse dans ce quartier où se mélange la mosaïque ethnique du pays. La misère pousse toujours les laissés pour compte des provinces vers les métropoles.

Il entre à l'université pour faire plaisir à ses parents et devenir ingénieur, le symbole de la réussite sociale. Mais il a la tête ailleurs. Les veilles d'examens il passe son temps avec Beethoven, Marx et Hugo, et au lieu d'étudier la résistance des matériaux il est obsédé par un autre type de Résistance.

Il se bagarre contre deux dictatures et connait la clandestinité et l’exil. Ce dernier le conduit jusqu'à l'Europe dont il adopte les pays, les langues et les rites. La rencontre avec l'amour le rend père de trois enfants. Quand il parle d'eux, ses yeux brillent. Il butine la vie et ses habitants et s'émerveille presque à chaque pas.

Il découvre enfin un jour son livre fétiche : l'Homme, qu'il lit avec boulimie. Les conversations de trottoirs le passionnent davantage que les discussions savantes. Où qu'il se trouve, il cherche à reconstruire une tribu !

Il dit qu'il est poète parce qu'il a découvert la femme chez lui et qu'il doit tout à l'amour des femmes.

Aujourd'hui il se sent de nouveau en résistance et a repris ses mauvaises habitudes de jeunesse : dire NON !

Nabil anani 01
Nabil Anani
Nabil Anani

Nabil Anani (b.1943, Latroun, Palestine) is one of the most prominent Palestinian artists working today. He is considered by many as a key founder of the contemporary Palestinian art movement.

On graduating in Fine Art from Alexandra University, Egypt [in 1969], Anani returned to his native Palestine and began a fruitful career as an artist and a teacher trainer at the UN training college in Ramallah. Anani held his first exhibition in Jerusalem in 1972 and has since exhibited widely in Europe, North America, the Middle East, North Africa and Japan – both as an individual artist and with groups of his Palestinian contemporaries.

Anani is a multi-talented artist, for he is a painter, a ceramicist and a sculptor. He pioneered the use of local media such as leather, henna, natural dyes, Papier-mâché, wood, beads and copper. Over the past four decades, Anani has built an impressive catalogue of outstanding, innovative and unique art.

Anani was awarded the first Palestinian National Prize for Visual Art in 1997 and became the head of the League of Palestinian Artists in 1998. On retiring from his teaching post in 2003, Anani has dedicated much of his time to voluntary pastimes, leading on the League’s activities and playing a key role in the establishment of the first International Academy of Fine Art in Palestine – with the assistance of the University of Oslo and the Norwegian Ministry of Foreign Affairs.